Session d’accueil, Février 2025

On lance une session d’accueil

Pendant tout le mois de février, on organise l’accueil de nouvelles personne dans le collectif : moment d’accueil interperso, formations, discussions sur les trucs qui t’intriguent dans le collectif, etc…

Cette année, la FRAP a décidé de plus accueillir les gens dans le collectif n’importe quand ! On avait l’impression qu’on arrivait pas a bien accueillir, former et mettre en confiance les gens qui entraient dans le collectif !

Du coup, après la session d’accueil de septembre, on lance un nouveau moment pour accueillir des gens ce mois de février ! L’idée, c’est vraiment que dès mars, tu puisse te sentir de proposer des trucs à tout le monde, et comprendre ce qui se fait dans le collectif !

Cette année, la FRAP a décidé de plus accueillir les gens dans le collectif n’importe quand ! On avait l’impression qu’on arrivait pas a bien accueillir, former et mettre en confiance les gens qui entraient dans le collectif !

Du coup, après la session d’accueil de septembre, on lance un nouveau moment pour accueillir des gens ce mois de février ! L’idée, c’est vraiment que dès mars, tu puisse te sentir de proposer des trucs à tout le monde, et comprendre ce qui se fait dans le collectif !

Et puis, on a déjà pas mal avancé sur nos envies jusqu’à juin, alors histoire que t’ais un avant goût :

  • Ecriture d’un texte antipsy sur comment se demerder quand on est zinzin
  • Diffusion d’un texte sur la gestion des agressions dans les milieux de gauche
  • Cortèges dans des manifs (Pride, …)
  • Mois anti-repression : déplacement collectif, boxe libre, formation et discussion sur les outils répressifs
  • Orga de grosses fêtes pour donner des thunes à des groupes qui en ont besoin !

Et tout plein d’autres trucs mais t’en sauras
plus si tu vieeeens !

Allez, on s’attrape !

Un Plaidoyer pour la Libération de la part des Queers en Palestine

Vous pouvez retrouver le texte intégral.


Nous écrivons ceci en tant que travailleurses, étudiant’es, agriculteurices, parent’es – en tant que Palestinien’nes, Palestinien’nes queers. Non pas parce que notre identité queer nous procure une position d’exception mais parce que, de la même manière dont nous avons été marginalisés en tant que personnes queers, nous faisons aujourd’hui face à des tactiques patriarcales coloniales qui visent à marginaliser davantage nos identités de queers palestinien’nes. Nous sommes révolté·es que, au milieu de ces moments de brutalité spectaculaire et de carnage infligés aux corps palestiniens, y compris le viol, la torture, la mutilation et la mutilation, nous soyons détourné·es de notre deuil et de notre propre organisation pour formuler une demande.

Depuis le 7 octobre, nous sommes témoins d’un génocide accéléré se déroulant dans la bande de Gaza et dans toutes les régions de la Palestine, ouvertement et publiquement déclaré à de nombreuses reprises par plusieurs responsables gouvernementaux et militaires israéliens. La brutalité de l’État israélien a été maintenue grâce au soutien économique, militaire, diplomatique et politique continu des dirigeants mondiaux, au cours de l’histoire et actuellement. Nous notons, documentons et racontons les centaines de massacres catastrophiques des 75 dernières années aux mains de la fureur destructrice du régime sioniste ; de Deir Yassin au massacre de Tantura (1948) sur lequel est basée la fondation d’Israël, en passant par le massacre de Kafr Qassem (1956) et Sabra et Chatila (1982), pour n’en citer que quelques-uns.

Il n’y a aucune possibilité pour un mouvement politique et social libérateur d’atteindre la vie et la dignité s’il est aligné sur la machine de mort génocidaire d’Israël.

Israël est fondé sur le sang et est maintenue par le sang.

En cette période, et dans le continuité de son exploitation de longue date des politiques libérales d’identité, Israël instrumentalise les corps queers pour faire barrage à tout soutien à la Palestine et à toute critique de son projet de peuplement colonialiste. Dans sa rhétorique coloniale de peuplement, Israël cherche à obtenir le soutien des gouvernements occidentaux et des sociétés libérales en se présentant comme une nation respectant la liberté, la diversité et les droits de l’homme, luttant contre une société “monstrueuse” et oppressante, comme l’a clairement déclaré le Premier ministre d’Israël : “Il y a un combat entre les enfants de la lumière et les enfants des ténèbres, entre l’humanité et la loi de la jungle.”

Pendant que ces déclarations ouvertement racistes et génocidaires occupent le devant de la scène, les activistes en Palestine et à l’échelle internationale sont réduit·es au silence, harcelé·es, placé·es en détention, criminalisé·es, des travailleurses sont licencié·es, et des étudiant·es sont exclu·es de leurs universités. Les activistes féministes et queer internationaux·ales, solidaires de la Palestine, font face à des attaques et du harcèlement de la part des sionistes sous prétexte que celleux qui soutiennent la Palestine seront “violé·es” et “décapité·es” par les Palestiniens, simplement parce qu’iels sont des femmes et des queers.

Pourtant, le plus souvent, ce sont les queers et les femmes qui soutiennent la Palestine que les sionistes souhaitent violer et tuer.

Les fantasmes sionistes de corps brutalisés ne nous surprennent pas, car nous avons fait l’expérience de leurs manifestations réelles à la fois dans notre chair et dan nos esprits. Pourtant, ils ne cessent de surenchérir dans leur véhémence explicite. Depuis les milliers de prisonnier·es palestinien’nes, soumis·es à la torture sexuelle et au viol depuis la création d’Israël jusqu’à aujourd’hui, en passant par la violence quotidienne et croissante des colons contre les Palestinien’nes en Cisjordanie, jusqu’aux “civils” israéliens qui se filment en train de torturer des Palestinien’nes enlevé·es comme une tendance TikTok. Et pourtant, la société israélienne continue d’instrumentaliser la queerness pour justifier la guerre et la répression coloniale, comme si leurs bombes, leurs murs d’apartheid, leurs armes, leurs couteaux et leurs bulldozers choisissaient leurs victimes en fonction de leur sexualité et de leur genre.

Nous refusons l’instrumentalisation de notre identité queer, de nos corps, ainsi que la violence à laquelle nous faisons face en tant que personnes queers afin de diaboliser et déshumaniser nos communautés, surtout lorsque ceux-ci sont mis au service d’actes impérialistes et génocidaires.

Nous méritons la vie car nous sommes humains, dans la multitude de nos imperfections, et non de par notre proximité ou non avec les modes coloniaux d’humanité libérale. Nous refusons les tactiques coloniales et impérialistes qui visent à nous aliéner de notre société et d’aliéner notre société à notre égard. Nous combattons des systèmes d’oppression qui sont interconnectés, qui incluent le patriarcat et le capitalisme, et nos rêves d’autonomie, de communauté et de libération sont intrinsèquement liés à notre désir d’auto-détermination.

Il n’y a aucune libération queer qui puisse être acquise par la colonisation, et aucune solidarité queer ne peut être favorisée si elle est aveugle aux structures racialisées, capitalistes, fascistes et impériales qui nous dominent.

Nous appelons les activistes queer et féministes et groupes dans le monde à affirmer leur solidarité avec le peuple palestinien et leur résistance à leur déplacement forcé, le vol de leurs terres, le nettoyage ethnique sont ils sont victimes et leur lutte pour la libération de leurs terres et de leurs avenirs de la colonisation de peuplement israélienne. La réponse à cet appel ne peut se faire uniquement par le partage de tribunes et la signature de lettres collectives, mais doit s’accompagner d’un engagement continu auprès de luttes décoloniales et de libération en Palestine et dans le monde.

Nos demandes sans équivoque sont les suivantes :

  • Rejetez les financement sionistes, refusez de collaborer avec des institutions sionistes, rejoignez le mouvement BDS.
  • Faites grève : que cela soit silencieux ou public, refusez que votre labeur soit exploité afin de réduire au silence le militantisme palestinien ou pour financer, soutenir et rendre possible la colonisation de peuplement militarisée israélienne et le génocide.
  • Faites ce que les personnes queers décoloniales font depuis des années, emparez-vous de la mise en récit, et affirmez les termes du narratif au sujet de la Palestine, cette-fois. Ce qu’il se passe en Palestine est un génocide. Israël est une colonie de peuplement. Les Palestinien’nes sont une société sous occupation militaire et colonisation. Selon le droit international, Israël n’a pas le droit de “se défendre” contre la population qu’il occupe, tandis que les Palestinien’nes ont le droit de résister à leur occupation. Exiger un cessez-le-feu est la première étape pour demander des comptes à Israël pour ses crimes contre l’humanité. Nous devons également exiger la levée du siège de Gaza et le démantèlement de la colonie de peuplement sioniste.
  • Bloquez des axes routiers majeurs. Organisez des sit-in dans votre gare centrale locale. Interrompez le flot du commerce. La complaisance est un choix.
  • Contactez vos représentants locaux, et exercez une pression sur eux à cesser de financer ce génocide, à mettre fin à leur soutien militaire, diplomatique et politique envers Israël. Dénoncez la criminalisation continue et complice de la solidarité avec la Palestine, ainsi que la projection coloniale et islamophobe de l’antisémitisme européen sur les voix palestiniennes et racisées, comme nous pouvons le constater notamment en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne.

Nous, soussigné’es, queers palestinien’nes et allié’es, sommes une partie intégrante de notre société, et vous informons que : des allées lourdement militarisées de Jerusalem, aux terres calcinées de Huwara, aux rues sous surveillance de Jaffa et en passant par les murs de Gaza assiégée, la Palestine sera libre, du Jourdain jusqu’à la mer Méditerranée.

Bonne année 2022 !

La FRAP (Front Révolutionnaire Anti Patriarcal) s’est créée l’année dernière et même si ce qu’on a fait en 2021 est loin d’être parfait et suffisant, on est content.e.s d’avoir réussi à monter cette orga sur la ville de Rennes.

A la FRAP, ce qui nous rapproche, ce n’est pas le fait d’être trans, pédé ou gouine mai c’est le fait d’avoir subi du cishétérosexisme. Notre but n’est pas que les trans pédés gouines soient intégré.e.s dans le système; on a envie de contribuer à désintégrer ce système.

Créer des « espaces safes » ne suffira pas.

Les opressions que nous subissons sont sytèmiques. Les « espaces safes » ne s’attaquent pas au système. On en a assez de s’indigner, on est l àpour s’organiser. 

En 2022, on essaiera d’être les plus présent.e.s possible. De contribuer au rapport de force avec toutes les personnes et orgas qui sont dans notre camp. 

En 2022, on essaiera de faire converger au maximum les luttes, parce que nous avons le même ennemi et parce que même ennemi, même combat. 

En 2022, nous nous battrons contre le patriarcat et chercherons à construire non pas une position mais un front. 

A celleux qui défendent et entretiennent ce système capitaliste, raciste et patriarcal : nous n’avons plus peur de vous. 

Ami.e.s trans pédés gouines de Rennes, si vous voulez vous organiser, rejoignez-nous!

Bonne année ! 

Extrait de « repolitiser la non-binarité et le genre »

Nous avons choisi de partager ce texte issu du blog Dédale d’idée car il s’agit d’un des textes foncateurs de la ligne politique de notre collectif.

« Les positions non-binaires (et LGBTQI plus largement, d’ailleurs) gagneraient à sortir du schéma identitaire pour retourner à des bases sociales, politiques, priorisant les conditions matérielles d’existence, les oppressions et les violences. Se limiter à des questions identitaires, n’apporterait des solutions (dans le cas où des changements seraient faits) que pour les plus favorisé.e.s, ceulles dont les problèmes se limitent à leur identité et le rejet de celle-ci par le reste du monde. Qu’en est-il des violences, des inégalités, des injustices, des mort.e.s ?

Le mouvement de lutte LGBTQI, s’il a bien lieu, doit se faire avant tout pour (et même par) les victimes les plus touchées, les plus dévalorisé.e.s, les pauvres, précaires, racisé.e.s, handicapé.e.s, malades, migrant.e.s, les queers, travailleur.se.s du sexe, prisonnier.e.s, toxicos, séropos, gros.se.s, moches, freaks, tou.te.s les non-conformes, même aux normes présentes au sein de la communauté queer. 

Les revendications queer ne doivent pas se limiter à ce que les LGBTQI blanc.he.s, riches, valides et déjà favorisé.e.s et dans des situations stables par ailleurs ne soient plus victimes d’oppressions. C’est bien souvent ce que proposent déjà des institutions se revendiquant progressistes : du capitalisme rose, de l’homonationalisme, du pinkwashing libéral à base de larmes de Trudeau et de passages piétons couleur arc-en-ciel. Des actions suffisantes pour se faire bien voir des LGBTQI mais sans conséquences réelles et concrètes, satisfaisant une élite queer tandis que le reste de la population souffre du reste de ces politiques. 

L’objectif à viser serait plutôt celui d’une révolution queern où les inégalités, les discriminations, les injustices, et les oppressions de genre, de sexualité et toutes les autres (classe, race, etc.) prennent fin pour l’ensemble de la population, pas seulement les plus aisé.e.s.

C’est pourquoi l’identité et toutes les formes individualisantes de la communauté queer ne doit pas être au centre de ses combats.

Pour que les personnes non-binaires puissent lutter parmi les personnes LGBTQI en tant que groupe cohérent et porteur de revendications, il faudrait oublier (au moins sur le plan politique, le plan individuel est secondaire) les questions d’identité et revaloriser celles des conditions matérielles d’existence, l’aspect social, là où se jouent les schémas oppressifs. »

lien du site : Dédale d’Idées — Repolitiser la non-binarité et le genre